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Archivo de la etiqueta: Hong Sang-soo

“Je crois qu’il vaut mieux ne pas être à la recherche de quelque chose de trop profond dans la vie, du moins en ce qui me concerne.”

Interview with Hong Sang-soo (19 September 2013) for Cine21 (South Korea), translated into French by the Groupement National des Cinémas de Recherche

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Quizás tan sólo porque ya esta hecha, he decidido publicar otra lista con algunas de las películas que me gustaron el año pasado. Esta lista viene comentada y se refiere, sobre todo, a títulos recientes. Había intentado enviarla a una prestigiosa revista (de ahí que esté en inglés) y, supongo que por falta de credenciales, al final no me la han publicado. La pongo ahora aquí – no me cuesta nada – sin añadirle más modificación que las imágenes que la acompañan.


The year started with Jean-Charles Fitoussi‘s retrospective at the Cinémathèque Française. Most of his films are a miracle and watching the rare Je ne suis pas morte (I Did Not Die, 2008) was one of the best moments of my year.

Fotograma de Je ne suis pas morte, de Jean-Charles Fitoussi

Fotograma de Je ne suis pas morte (2008), de Jean-Charles Fitoussi

I also won’t forget director Betrand Bonello becoming a fiction in these three films:

– Saint Laurent (2014), by B. B. himself

– Le dos rouge (2014), by Antoine Barraud, author of another very interesting film released early this year, Les gouffres (The Sinkholes, 2012)

– Où en êtes-vous, Betrand Bonello ? (2014), by B. B. shown at his exhibition at the Centre Pompidou.

Fotograma de Le dos rouge (2014), de Antoine Barraud

Fotograma de Le dos rouge (2014), de Antoine Barraud

At the Pompidou as well, a retrospective of Wang Bing premiered two of the most important films of the year:

– Feng ai (‘Til madness do us part, 2013)

– San zimei (Three sisters, 2012)

There were at least five great films dealing with academic issues this year:

– At Berkeley (Frederick Wiseman, 2013)

– Student (Darezhan Omirbaev, 2012), and another great Kazakh film by Emir Baighazin, Uroki garmonii (Harmony Lessons, 2013)

Haganenet (The Kindergarten Teacher, Nadav Lapid, 2014)

– U ri Sunhi (Our Sunhi, Hong Sang-soo, 2013)

Fotograma de Studen (2013)

Fotograma de Student (2012), de Darezhan Ormibaev

I remember five wonderful films on memory and landscapes:

– Mille soleils (A Thousand Suns, Mati Diop, 2013)

– Maps to the Stars (David Cronenberg, 2014)

– Jauja (Lisandro Alonso, 2014)

– Clouds of Sils-Maria (Olivier Assayas, 2014)

– Mercuriales (Virgil Vernier, 2014)

Two untranslatable French titles:

– P’tit Quinquin (Bruno Dumont, 2014)

– Mange tes morts – Tu ne diras point (Jean-Charles Hue, 2014)

And six multidimensional approaches to language, animals and otherness:

Adieu au langage (Goodbye to language, Jean-Luc Godard, 2014)

Jiao you (Stray Dogs, Tsai Ming-liang, 2013)

Under the Skin (Jonathan Glazer, 2013)

Das merkwürdige Kätchen (The Strange Little Cat, Ramon Zürcher, 2013)

Di renjie: Shen du long wang (Young Detective Dee : Rise of Sea Dragon, Tsui Hark, 2013)

Le paradis (Alain Cavalier, 2014)

There were two wonderful anthologies:

Cavalier express: eight films by Alain Cavalier

Pan pleure pas: three films by Gabriel Abrantes [el vídeo muestra un extracto de Liberdade (2011):]

Two wonderfully staged posthumous revenges:

Aimer, boire et chanter (Life of Riley, Alain Resnais, 2014)

A vingança de uma mulher (A Woman’s Revenge, Rita Azevedo Gomes, 2012)

Fotograma de Aimer, boire et chanter (2014), de Alain Resnais

Fotograma de Aimer, boire et chanter (2014), de Alain Resnais

And an unexpected masterpiece: Love is Strange (Ira Sachs, 2014)


No faltan criterios ni candidatas para resumir doce meses de cine.  El año pasado había apostado por hacer una colección de recuerdos e impresiones de películas recientes. Este año he decidido destacar las que más me han hecho trabajar, con independencia del momento de su producción. Pero como aún así son muchas, he dejado que un acróstico las elija por mí. Y este es el resultado:

   .   T ian xi qu (铁西区, Al oeste de los raíles, 2003) de Wang Bing
   .   O ur Sunhi (U ri Sunhi우리 선희, 2013) de Hong Song-soo
.      P eking Opera Blues (Do ma daan, 刀馬旦, 1986) de Tsui Hark

   .   #

    .  C ontactos (1970) de Paulino Viota
    .  A diós al languaje (Adieu au langage, 2014) de Jean-Luc Godard
.      T iresia (2003) de Bertrand Bonello
.      O chazuke no aji (お茶漬けの味, El sabor del té verde con arroz, 1952) de Yasujirô Ozu
.Au R evoir l’été (Hotori no sakuko, ほとりの朔子, 2013) de Kôji Fukada
.      C omrades (1986) de Bill Douglas
.  L’ E nclos du temps (2012)  de Jean-Charles Fitoussi

Como toda lista, esta requeriría una justificación detallada. Y como suele ocurrir, no la tendrá. ¿Por qué, por ejemplo, figura en ella la que creo que es la peor película de Ozu? Pues por eso, precisamente. De Fitoussi, con cuya retrospectiva en la Cinémathèque empezó el año, también debería haber incluido la inagotable Je ne suis pas morte (2008), pero no me daban las letras. Y de John Ford, de quien la Cinémathèque realiza ahora mismo otro gran ciclo, deberían figurar aquí unas cuantas.

Por cierto que, sin buscarlo, me ha salido una de esas endiabladas listas de diez. Para remediarlo, propongo utilizar el espacio vacío (aquí señalado mediante una almohadilla) para incluir cualquiera de las cuarenta y ocho películas estrenadas en París en 2014 y que, por una razón o por varias, me han parecido dignas de interés. Con ellas he ido alimentando esta lista en MUBI. La onceava película de la lista habrá sido, sin duda, la mejor del año.

Du dernier travail de Hong Sang-soo, Sunhi (U ri Sunhi, 우리 선희, 2013) on peu retenir, par exemple, l’étrange effet de précision que produit la répétition, quelques séquences après le début du film, de la première image (contre-plongée sur la cime de quelques arbres qui cachent le soleil et un bâtiment), la deuxième fois ponctuée par un bref zoom avant. Suivant ce modèle, ce film particulièrement économe (une dizaine de localisations pour à peu près vingt séquences et six acteurs), se structure grâce à la réitération de motifs identiques mais à chaque fois légèrement déplacés. C’est le cas des cinq ou six phrases que chacun des trois amoureux de Sunhi (jouée par Jung Yumi, la plus intense et précise des actrices de Hong) répète pour la décrire, sans soupçonner que chaque mot est toujours emprunté à un de ses concurrents. Outre ces trois satellites autour de Sunhi – qui l’éclipsent au point qu’elle finit par répéter les phrases vides qu’elle entend : “je suis corageuse” ou “si je creuse, je découvrirai le fond” – , deux autres personnages rendent compte de l’architecture du film, à la fois évidente et insaisissable : la propriétaire du bar Arirang qui, dans les deux séquences où elle apparaît, fait à peu près la même chose (commander du poulet et mettre la chanson Home de Choi Eunjin) et Sunwoo (Lee Minwoo), le collègue de Sunhi qu’elle rencontre au début. La troisième et dernière fois qu’on le voit, c’est depuis la fenêtre du restaurant Hotsun Chicken : il fait le même chemin que Munsu (Lee Sunkyun, un autre habituel des films de Hong) mais il ne s’arrête pas et, tel un astéroïde, il disparaît du film, produisant à la fois une variation et une interruption de la répétition. L’effet surprenant que produit une telle méthode s’explique peut-être parce que la poétique de Hong, très radicale, se situe au même niveau que les variations superficielles et les fausses symétries qu’elle produit. En tout cas, Sunhi confirme que le cinéma de Hong, tout en étant rigoureusement semblable à soi-même, reste toujours imprédictible (il suffit de revoir les films pour s’en convaincre).

Sortie le 9 juillet 2014.

Voici une vidéo de Choi Eunjin interprétant la chanson qu’on entend dans le film :

Et la bande-annonce du film, qui pourrait être considérée comme un essai sur certains des aspects que j’ai évoqués :

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(En español: sobre Hong Sang-soo he publicado algunos apuntes en El Cuaderno 50, p. 28)

RepetitiePaul (Bogdan Dumitrache), le réalisateur protagoniste de Métabolisme ou Quand le soir tombe sur Bucarest (Când se lasa seara peste Bucuresti sau metabolism, 2013), énonce dès le premier plan-séquence la contrainte formelle à laquelle va se plier le film qu’on voit : tourné en 35mm, les limitations matérielles empêcheront le cinéaste de prolonger les scènes au-delà de leur juste durée, qui est aussi celle d’un épuisement idéal de la pellicule. La référence du film qu’on tourne au film qu’on voit est explicite, mais reste suspendue du fait que Paul hésite sur ce qu’il en train de faire. Paradoxalement, c’est son indécision qui conduit au moment le plus caricatural de cette auto-référence, dans la seule scène où le réalisateur prend la place de son actrice, au moment où il sort de la douche et entend Alina (Diana Avramut) parler au téléphone. Il refait à ce moment les gestes qu’il a répétés avec elle dans une des séquences les plus intéressantes du film. Si on a pu rapprocher le film de Porumboiu du travail de Hong Sang-soo (le cinéaste roumain se prête lui-même à cette comparaison), il faut rappeler que Hong empêche systématiquement la consolidation d’une telle démarche auto-référentielle, au moyen de stratégies bien différentes à celles de Métabolisme. Certes, la belle séquence de nuit à l’extérieur, lorsque Alina décide de prendre un taxi pour rentrer sans Paul, rappelle une scène typique de Hong. Mais du point de vue poétique, c’est plutôt la digression introduite par le seul travelling du film (celui de l’endoscopie, qui rappellerait peut-être aussi les déplacements en voiture) qui fait signe, entre le film filmé et le film qu’on voit, vers un dérèglement de l’ensemble.

En salles depuis le 16 avril 2014.

Et voici la très belle chanson du générique de fin, Cristina de Maria Raducanu :

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(En español: sobre Hong Sang-soo he publicado algunos apuntes en El Cuaderno 50)

Nunca me he tomado demasiado en serio las listas de las mejores películas del año, de la década y menos aún las de todos los tiempos. Pero las listas han ayudado probablemente a los críticos a perfilar los compromisos e intensificar la pasión con la que ven el cine. De ahí que a su utilidad relativa como brújulas en el mundo del gusto, se le añada una compulsión ritual y casi religiosa, como lo señala Louis Skorecki en su Contra la nueva cinefilia, publicado en Cahiers du Cinéma, nº 293, octubre de 1978 (y retomado en el volumen colectivo Critique et Cinéphilie, Petite anthologie des Cahiers du Cinéma, Paris, 2001, pp. 144-147).

Y aunque cueste creerse que en sí mismas constituyen un verdadero “acontecimiento” cinéfilo, es innegable su utilidad para conocer la línea general de una publicación. Así que, considerando todas las puertas que este modesto cuaderno de bitácora todavía no ha cerrado, ni abierto, he decidido lanzarme a esta aventura. Pero me gustaría indicar antes cuáles son las reglas que me impongo a la hora de crear esta lista.

En primer lugar, que la lista sea de las 10, las 5, las 3 o la única mejor película del año, en todo caso la elección es arbitraria. A nadie se le escapa esto. ¿De dónde viene entonces la conformidad generalizada con esta convención, la del 5 o la del 10, especialmente? Yo he decido justificar mi elección: haré una lista de 13 películas porque este ha sido el año 2013. Así de claro, así de arbitrario.

Pero así como me muestro poco convencional en la elección del número de entradas, he decidido interpretar literalmente la idea de “año” e incluir en la lista las películas que se han visto en Francia, día tras día, desde el 8 de diciembre de 2012, es decir, desde hace un año exactamente. Y, para qué mentir, este artificio responde al hecho de que deseaba incluir en esta lista, fuese como fuese, Tabú de Miguel Gomes, película estrenada en París un 5 de diciembre y que yo, lo prometo, vi allá por el 17. A decir verdad, estoy seguro de que, para la lista de 2014, si cae, lograré inventar otro artificio que permita a Tabú estar de nuevo en la lista de las mejores películas del año. Porque, ¿qué impide que una película siga siendo la mejor de un año para otro? Nadie logrará convencerme de que El buscavidas (The Hustler, Robert Rossen, 1961), que por casualidad he vuelto a ver hace unos meses, no sea también una de las mejores de este año.

Y, por último, lo más importante: ¿qué se supone que dice la lista sobre las películas que están listadas? He decidido obviar los criterios que parecen prevalecer cuando uno encuentra una de estas listas: la calidad, la actualidad, la posición editorial, etc. Es decir, la combinación de factores que hacen de una película un ejemplo para la crítica de lo que ha sido el cine de ese año. Yo he decidido ligar esta lista al particular recuerdo que me han dejado estas películas y, puesto que en la vida de un cinéfilo las películas son como los días del año, será también la lista de los mejores días de mi vida, en 2013. O al menos, de los que mejor me acuerdo. 13 películas para mis memorias:

  • Alle Horizonte haben Flügel (2013), de Alexander Kluge: película creada expresamente para un ciclo que se le dedicó en la Cinémathèque. Memorias del Cine, con mayúsculas.
  • Mundane History (Jao nok krajok, 2009), de Anocha Suwichakorpong: interesante combinación de las memorias de la especie y las del individuo.
  • The Dust of Time (Η σκόνη του χρόνου, 2008), de Theo Angelopoulos: memoria del siglo XX y de cómo se va olvidando. ¿Por qué una película tan importante ha tardado cinco años en estrenarse?
  • The Grandmaster (一代宗師, 2013), de Wong Kar-wai: que no sólo contiene la memoria del cine de artes marciales, sino también la de la historia de China y de Hong Kong y, sobre todo, de las fronteras.
  • Tabú (Tabu, 2012), de Miguel Gomes: recuerdos del paraíso perdido y memoria del cine por venir.
  • Mud (2012) de Jeff Nichols: uno de los pocos recuerdos de infancia de este año.
  • Nobody’s Daughter Haewon (Nugu-ui ttal-do anin Haewon, 2013), de Hong Sang-soo: sin duda el mejor recuerdo del año, tan impreciso como persistente.
  • La cinquième saison (2012), de Peter Brosens y Jessica Woodworth: película  intrigante sobre los trabajos y los días, y el sentido del tiempo cíclico.
  • Le prochain film (2013), de Réné Féret: esta película discreta advierte, ante la amenaza de que se borre la memoria del cine, que siempre habrá una película por hacer.
  • Age is… (2012), de Stephen Dwoskin: aunque trate de la edad, es la película que más le debe al presente de todas las aquí listadas. Nacimiento de la imagen.
  • Història de la meva mort (2013), de Albert Serra: las memorias de Casanova, por supuesto y, como buenas memorias, en plena masticación.

Y claro, faltan las películas de calidad, las que más han aportado a los debates y más han ocupado los tops de los cuadros críticos (otro de los fetiches de revistas y cinéfilos), o no, las más interesantes sin duda, las más importantes también: The Master, La vie d’Adèle, chapitres 1 & 2, Le passé, La fille du 14 juillet, L’inconnu du lac, Camille Claudel 1915, Les salauds, Frances Ha, Before Midnight, Jeune et jolie, The Act of Killing, Leviathan, The Broken Circle Breakdown, La bataille de Solférino, Die andere Heimat, Paradies: Liebe, La fille de nulle part, Inside Llewyn Davis, Les rencontres d’après minuit, The Immigrant, La Jalousiey alguna más que se me escapa.