« Il faudrait renvoyer ici au petit film consacré en 1998 à la pellicule elle-même par Yervant Gianikian et Angela Ricci-Lucchi, Transparenze : il ne filme, pendant 7 minutes, que divers aspects d’une pellicule d’archives en partie abîmée, déchirée ou dégradée, et il rend ainsi sensible la transparence fragile de ce mince gel chargé de traces des formes et des couleurs qu’il reçut pour les porter à l’écran (comme on dit en français pour parler d’une adaptation cinématographique de l’œuvre littéraire) : pour les porter sur la matière impalpable d’un faisceau lumineux traversant la transparence. – De manière générale, le travail de ce couple d’auteurs à partir de films d’archives retravaillés est lui aussi un travail sur l’image comme venue, comme montée ou comme souffle bien plus que comme représentation. »

Jean-Luc Nancy, The Evidence of Film / L’évidence du film, Bruxelles: Yves Gevaert Éditeur, 2001, p. 49

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