Un été à Quchi (Chang Tso-chi, 2013)

Ce film taïwanais d’apparence simple, Un été à Quchi (暑假作業, 2013) de Chang Tso-chi, semble tout rendre évident – les écarts entre générations, les différences de classe, l’opposition entre le monde rural et le monde urbain, etc. -. Mais il présente aussi des éléments d’une certaine complexité, comme la figure du grand-père (Nick Yen) ou la façon dont le film tisse les rapports entre le réel et la fiction. À l’instar de la pièce que les enfants répètent à l’école ou du journal que Bao (Liang Yang-yu) est censé écrire pendant l’été, Chang Tso-chi fait ici ses « devoirs de vacances » (tel est le titre originel). D’où les nombreuses ressemblances du film avec un des premiers chefs d’œuvre de Hou Hsiao-hsien, Un été chez grand-père (冬冬的假期, 1984). Si le film de Chang présente la découverte du mal à travers l’accident de l’ami de Bao, Mingchuan (Xie Ming-quan), celui de Hou le faisait de façon moins frontale, mais beaucoup plus troublante. S’agit-il juste d’une différence entre générations ?

En salles depuis le 24 septembre 2014

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